La CFTC constate l’écart significatif entre l’affichage de la relance du nucléaire (décision du CPN, Conseil de Politique Nucléaire) et sa traduction dans le budget 2026. L’État baisse la subvention du programme de R&D qui sera compensée par du budget initialement prévu pour l’A&D. Avec l’arrêt du programme Safety (accidents graves), le CEA fait le choix de réinvestir pour le maintien en condition opérationnelle du laboratoire chaud LECI à Saclay (analyse matériaux) et du réacteur Cabri à Cadarache (essais sur accident grave). Toutefois le réacteur RJH devra obtenir un complément de financement de plus de 120M€ en 2026. Coté Défense, malgré l’augmentation de la subvention, les dépenses seront plus fortes que les recettes ce qui impliquera une mobilisation de la trésorerie du CEA. Celle-ci pourrait basculer dans le rouge et le CEA devra alors recouvrir à de l’emprunt.
Investir dans le personnel par une bonne politique salariale est stratégique. Alors que la mobilisation de tous les moyens sont accordés pour les programmes, il est urgent d’appliquer aussi ce principe pour les rémunérations et le système de promotion.